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Pigistes en colère : pétition et témoignages

samedi 2 juin 2007

La pétition "Pigistes en colère", que nous avons lancée fin 2006 avec notre camarade Gérard Gastaud, a eu un certain retentissement. Plusieurs candidats à la présidentielle 2007 y ont répondu : François Bayrou, Olivier Besancenot, José Bové, Ségolène Royal.
Voir l’article sur le site d’Acrimed.

Nous reproduisons ici le texte de la lettre-pétition, quelques réactions dans les médias et des témoignages de précaires, signataires de la pétition.

Lettre-pétition adressée aux candidat-e-s à l’élection présidentielle

Madame, Monsieur,

La lutte contre la précarité de l’emploi est l’un des thèmes centraux de l’élection présidentielle. Au moment où vous comptez sur les travailleurs des médias pour informer de votre campagne, nous souhaitons attirer votre attention sur la face cachée du monde des médias : la précarité des pigistes.

Les pigistes, ces travailleurs des médias rémunérés à la tâche, se comptent par milliers : titulaires de la carte de presse (7.000 journalistes pigistes), intermittents de l’audiovisuel public ou privé, animateurs de sites Internet, reporters photographes payés uniquement en honoraires ou droits d’auteur,… La plupart vivent dans la précarité qui se traduit pour eux par l’absence de sécurité d’offre de travail, donc de revenu.

Prenez des engagements forts en faveur des pigistes !

• Engagez-vous à ce que toutes les aides et les ententes passées entre la presse, le secteur de l’audiovisuel et l’Etat (comme les « Contrats d’objectifs et de moyens »), soient automatiquement liées à l’adoption d’une charte sociale pour le respect des droits des pigistes. Droits qui sont inscrits dans le Code du travail et dans les conventions collectives (quand elles existent !), mais trop souvent ignorés, voire bafoués, par les dirigeants des médias.

• Engagez-vous à favoriser un projet de loi visant à assurer aux pigistes le droit à une stabilité de travail et de revenu. Dans les entreprises bénéfi-ciaires des aides de l’Etat, le nombre de précaires ne doit pas dépasser les 10% des effectifs titulaires de chaque métier !

• Engagez-vous à limiter par la loi la concentration des médias qui tue le pluralisme et réduit l’emploi !

Encadré :

Médias anciens et nouveaux : partout la même précarité

Audiovisuel : XX est réalisatrice de documentaires pour les chaînes de télévision publique. Elle peut travailler pour des émissions connues, qui fonctionnent bien, et qui ont des « moyens ». Pourtant, le temps de travail qu’elle passe pour préparer les sujets, faire la recherche, les écrire, les proposer, puis les corriger, plusieurs fois parfois, à la demande des producteurs ou des diffuseurs... n’est pas rémunéré ! Elle peut travailler des mois sur des propositions de films : si le film est finalement refusé, elle ne recevra aucun salaire, ni dédommagement, pour cette période de travail pourtant essentielle à la production d’un reportage fouillé, ou d’un documentaire. Intermittente, elle est tombée au RMI depuis le « protocole » de 2003, car elle ne cumule plus suffisamment d’heures de travail rémunérées pour bénéficier des indemnités. Des milliers de ses collègues réalisateurs, journalistes et techniciens de l’audiovisuel sont désormais dans la même situation qu’elle.

Presse écrite : YY est depuis plus de dix ans pigiste permanent en province d’une agence de presse renommée. Théoriquement, ses éléments de salaire (primes etc.) devraient être les mêmes que ceux des journalistes en CDI. Mais son employeur refuse de lui verser la prime d’ancienneté. Les pigistes, ça rapporte gros et c’est pas cher : un grand groupe de la presse magazine emploie une trentaine de journalistes fixes et… 700 pigistes !

Photo : ZZ a été pendant plus de 20 ans pigiste pour une importante agence de photojournalisme. Sa rémunération n’était pas versée en forme de salaires mais en droits d’auteur, ce qui réduit considérablement les charges sociales. Il est en procès avec son ancien employeur qui nie son statut de journaliste salarié, alors qu’il était titulaire de la carte de presse. Cette pratique patronale est monnaie courante dans le photojournalisme.

Pigistes solidaires, c/o SUD Culture Solidaires, 12 rue de Louvois, 75002 Paris

(Réception des signatures arrêtée au printemps 2007)

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Réactions à la pétition Pigistes en colère

Un article de Xavier Frison dans le journal Politis :
Précarité à la Une (accès payant)

Réponse à Pigistes en colère, sur le site du collectif Bellaciao
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=37921
 
« Pigistes en colère : une pétition pour que les pigistes soient mieux pris en compte ! »
Article de Greg Manset sur categorynet.com + commentaires
 
Merci à Radio Libertaire qui a reçu Pigistes solidaires
le samedi 13 janvier 2007 et le samedi 24 février 2007
(chroniques syndicales)
 
Marianne (du 3 mars 2007) a publié le portrait d’un journaliste pigiste
(signataire de la pétition "Pigistes en colère"). Idem pour Libé du 12 mars 2007
 

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Réactions et témoignages de signataires de la pétition

Au 10 mai 2007 
 
« Il est temps de dénoncer ces pratiques illégales qui n’ont que trop duré. Dans notre activité, nous dénonçons souvent des situations et injustices. Celle que nous vivons doit être sue, connue et révélée au grand public, aux législateurs, aux URSSAF... Je suis content de trouver enfin écho à mes préoccupations personnelles et à celles de mes consoeurs et confrères. A bientôt j’espère. » Un pigiste
 
Nous avons reçu une lettre de soutien du député UDF Jean Lassalle.

Au 28 janvier 2007 :
 
« Comment ne pas être inquiet pour son avenir ? » Une étudiante en journalisme
 
« Journaliste depuis 1974, parfois pas droit à la carte professionnelle à cause des règlements en droits d’auteur... »
 
« J’ai constaté que les droits des pigistes n’étaient pas respectés (tickets restaurants, congés payés...) et que les employeurs abusaient de ce statut en faisant des piges dans des cas où ils devraient embaucher en CDD. J’entends partout que la situation se dégrade et c’est bien sûr les plus précaires qui en font les frais. Je pense donc que c’est en s’unissant qu’on pourra au mieux défendre nos droits. » Une pigiste.
 
Au 28 décembre 2006 :
 
« Reconnaître les droits des pigistes n’est pas une mince affaire. C’est le néant complet au niveau des ASSEDIC lorsque l’on se renseigne pour une éventuelle ouverture de droits. Comment expliquer que les gens du spectacle ont une certaine assurance (même si elle est en ce moment remise en cause...) quant aux jours chômés alors qu’un pigiste, dont le côté précaire de l’emploi n’est plus à prouver, ne bénéficie d’aucune aide ? Et que dire du contrat de travail d’un pigiste assimilé pourtant au régime général ? CDD renouvelable à l’infini ? On avance ici dans un brouillard sans nom... » Un rédacteur-photographe.
 
« Non à la précarité, oui au droit à une stabilité de travail et du revenu. » Claudio d’Alelio, président du Groupe politique européen fédéraliste.
 
« Les pigistes doivent se rassembler pour mieux faire valoir leur droit et ce quel que soit le type de presse dans lequel ils travaillent. Il faut arrêter la prostitution ! » Un journaliste.
 
« Je suis rédactrice cameraman depuis presque quatre ans pour les JT de TF1 et France 3 et mon statut est de plus en plus précaire. De 15 piges par mois je suis passée à 5 piges par mois, avec un salaire de 1.500 euros, Assedic compris. Je cherche partout, y compris dans l’institutionnel et j’avoue que je n’en peux plus (…) »
 
« Bravo à vous, je suis convaincue que nous sommes une vraie force si nous nous réunissons, pour réclamer des droits plus éthiques et décents, mais surtout pour une presse de qualité... » Une rédactrice pigiste
 
« Je cumule les CDD de un jour à un mois comme secrétaire de rédaction. Payée au SMIC, pas mes collèges en CDI... » Une secrétaire de rédaction
 
« Je suis pigiste depuis 5 ans pour un groupe de presse régional, j’ai demandé un contrat de professionnalisation à mon employeur mais cela m’a été refusé. Je suis donc directement concernée par cette pétition. Au-delà de la profession de pigiste c’est tout le milieu du journalisme qui souffre »
 
« Merci de prendre, enfin, ce problème à bras le corps. Tous les journalistes doivent pouvoir bénéficier des mêmes droits. » Une journaliste.
 
Au 13 décembre :
 
« Journaliste en recherche d’emploi (piges) en train de crever allègrement bien que cherchant un job autre que journaliste. Plein la patate de cette vie, souhaite renseignements pour adhérer au syndicat. (Pour information, 2 euros 64 en poche pour arriver en Janvier ; les fêtes vont être encore belles) »
 
« Bonjour,
En France, je ne suis rien et inexistant et de temps à autre pigiste précaire. Dans un pays européen, je suis Conseiller d’une personnalité politique et je vis donc entre ces deux pays. Dans ce pays, on me demande souvent "comment se fait-il que quelqu’un d’aussi compétent ne serve pas d’abord son pays (la France) ? Jusqu’à ce jour, je répondais par des plaisanteries. Mais après avoir vu que même les stagiaires sont surexploites et que leur manifestations sans violences avec des masques blancs sont sans effets (devraient-ils faire comme les jeunes de banlieue, en brûlant et tabassant à tout va pour qu’on leur accorde d’être eux aussi en premier plan dans les medias et écoutés du pouvoir ?) et bien, désormais, oui, je répondrai ; "le pays d’où je viens s’appelle la France et les soi-disant pater soixante-huitard qui font la loi dans les rédactions ont bien mal vieilli, n’accordant leur chance aux jeunes que par relations.... c’est pas très différent, finalement, des pays où une fille doit accepter de se faire violer pour être ensuite respectée. Voilà pourquoi je suis pigiste précaire en France et que je la fuie pour faire des choses bien plus intéressante ailleurs. » signé Noface
 
« Je me déclare solidaire de cette pétition à une époque où tout le monde se déclare, certes, journaliste. A une époque aussi où, mis à part une caste, nombreux sont ceux qui crèvent la faim... Dur métier ! » Pigiste / serveur !
 
« Entre CDD en province et piges à Paris, les débuts sont difficiles... » Une journaliste
 
« Il est temps de s’intéresser à l’armée des précaires qui galèrent pour commencer à travailler dans la presse et qui ne sont pas en mesure, à cause de leur vulnérabilité, de faire valoir leur esprit critique et la déontologie journalistique. » Un journaliste
 
« Bravo pour cette initiative. Le droit des pigistes est bafoué au bénéfice des sociétés de média dont le but est de précariser les journalistes pour leur éviter de penser. » Un pigiste
 
Au 12 décembre :
 
« Je souhaitais vous dire que le cas des reporters photo ne se limite pas au seul cas que vous citez. Le fait que beaucoup de magazines, et surtout agences ne veuillent payer les photographes qu’en factures ou droits d’auteur est un vrai problème. Les tarifs photos sont aujourd’hui moins élevés qu’il y a 15 ans et les agences ne prennent plus en charge une partie des frais. » Un photographe
 
« Effectivement, pigiste rime avec précarité. Peu de droits, peu de considération, des conditions de travail difficiles et pourtant tellement indispensables à la bonne marche des journaux. » Une rédactrice
 
« Cela fait 20 ans que j’exerce le métier de journaliste en tant que pigiste : simple constat. Il y a 20 ans je gagnais 15 à 20 000 Frs par mois. En 2006 je suis à 1000 € tous les deux mois !!! Sans parler que les articles sont non plus payés à parution mais le plus souvent 1 à 2 mois plus tard. Que les commandes passées peuvent être annulées au dernier moment (faute de Pub) et ne pas être payées... Bref, pigiste rythme aujourd’hui encore plus avec précarité et sans avenir fixe !!! »
 
« Personnellement, je me demande si le CDI existe encore en journalisme et cela fait très peur. » Une journaliste
 
« En Belgique, c’est pareil... Malheureusement. » Une journaliste belge
 
« Journaliste depuis 10 ans, j’ai perdu mon emploi en 2003 suite à un 4e plan social. Depuis, de rares collaborations. A 33 ans avec deux enfants, je n’intéresse personne. Je ne touche plus d’indemnités. Je travaille régulièrement pour un site qui me paye royalement 300 euros par mois (!) et en droits d’auteurs pour ne pas me salarier. En mars, je perds ma carte de presse. Aujourd’hui, quand je sollicite du travail, j’ai le sentiment de mendier et les rémunérations proposées sont très basses. Avec un minimum d’empathie, on peut se rendre compte qu’il est difficile de garder le moral, sans parler de fierté. Mais qui cela intéresse-t-il dans une société où le travail et la conscience professionnelle ne sont plus des valeurs ? »
 
« Pigiste depuis trois ans, je ne vis désormais qu’avec le RMI. Payée constamment en droit d’auteur, il m’est impossible de cotiser et de demander la carte de presse. J’ai réalisé un guide de voyage pour une grande édition, j’ai dû avancer les frais (hébergement, nourriture, transports...) pour réaliser ce guide. Mon cachet sera versé en deux fois (la 1ère partie m’ a été versée trois semaines après la remise du manuscrit : ce dernier me rembourse mes frais) et le deuxième me sera versé dans 6 mois !!!! J’ai dû emprunter de l’argent à mes proches pour partir faire ce guide ! Une honte ! La même collection d’édition a mis plus de 8 mois avant de me payer un manuscrit réalisé en début d’année (enquête immobilière)... J’ai menacé de m’enchaîner à leur porte et de faire une grève de la faim afin d’obtenir mon chèque ! Sinon de nombreux pigistes se font payer en notes de frais... alors conservez précieusement vos tickets de caisse et vos billets de train usagés ! En tant que photographe également, la plupart du temps, les magazines pensent vous faire une faveur en publiant vos photos et oublient de vous payer ! Marre de la précarité, je n’ai même pas assez d’argent pour m’acheter des magazines ! Je suis obligée de les voler chez mon médecin... »
 
« BRAVO pour votre initiative. Je suis pigiste depuis 1983, carte de presse de rédacteur-reporter renouvelée tous les ans. Je travaille régulièrement et depuis longtemps pour des grands magazines TV, mais entre deux grands reportages c’est la galère totale. Ces quatre derniers mois, pas d’indemnités, rien du tout !!! Parce que je n’ai pas été déclarée assez d’heures m’ont dit les Assedic, et pourtant j’ai fait des millions d’heures pour la télé, même les jours fériés, et à des horaires incroyables... et beaucoup d’heures "gratuites" où j’écris des projets sans aucune rémunération en retour ! Je suis passionnée par mon métier, mais si je le quitte, ce sera pour le danger de la précarité ...personne ne paye plus la prime de précarité en fin de contrat, et si on la demande on nous rigole au nez ou alors elle est pernicieusement incluse dans le "forfait", comme les congés payés et le 13° mois...ce qui est illégal, mais on est obligé d’accepter, car il faut vivre, même mal, on a pas le choix. Personnellement je suis écoeurée de la façon dont on nous traite, mais je pense qu’il faudrait des années de combat pour changer les pratiques dans la profession... et surtout de la concertation entre les pigistes, on est trop éparpillés... Il faudrait aussi que les chaînes de télévision arrêtent de considérer les ASSEDIC comme un CO-PRODUCTEUR et qu’elles rémunèrent correctement les producteurs indépendants, qui pourront à leur tour rémunérer le travail de développement... mais là aussi il faudra du temps ! »
 
Une pigiste et handicapée : « ...heureusement que j’ai ma pension ! »
 
« Qu’on vous, qu’on nous entende... Etre Journaliste ne se résume pas à la détention de la carte de presse. Les pigistes rémunérés en droits d’auteur le savent pertinemment, mais les autres ??? Lecteurs et décideurs semblent l’ignorer, pourquoi ? A qui servons-nous ? »
 
« Bien que sorti, depuis peu, des conditions de vie qu’offre le statut de pigiste, je reste solidaire et n’oublie pas le mauvais traitement que l’on me réservait alors. Je me disais à l’époque JOURNALISTE A PART ENTIERE car la qualité de mon travail n’avait rien à envier aux titulaires de la carte de presse. Bon courage. »
 
« J’ai envie que les gens qui n’y connaissent rien au journalisme comprennent enfin que cette profession est très précaire. Ben, non, mamie, je n’aurai jamais un CDI au Figaro. »
 
Au 10 décembre :
 
« La précarité est un mal dont beaucoup trop de gens souffrent. Que ce soit pour les pigistes (dont je fais partie) ou pour les autres, il faut que ça cesse. Si on fait preuve de bon sens, chacun peut avoir une place. »
 
« Merci d’avoir mis en place cette pétition pour défendre nos maigres droits ». Une journaliste pigiste.
 
« Merci de votre initiative, il était grand temps. Bravo ! » Une pigiste.
 
« Bonne initiative, ras-le-bol des piges sans limitation d’horaires, des frais partiellement remboursés, le tout pour des fin de mois galère... ». Un JRI (journaliste reporter d’images).
 
Au 7 décembre :
 
« Le journalisme est une passion certes, mais ça ne suffit pas pour vivre. Dommage ! » Une pigiste.
 
« Continuez le combat, d’autres vont vous rejoindre. Bon courage. » Une documentaliste.
 
« Pigiste depuis quinze ans dans la presse musicale, je dois aujourd’hui collaborer à 7 titres pour gagner difficilement un SMIC, sachant qu’il n’y a que 11 mois de travail. »
 
« Sauvegarder le droit au travail des pigistes. Modifier les droits des pigistes » Un ingénieur.
 
Une étudiante en journalisme : « J’ai choisi cette filière en pensant qu’on pouvait être utile en tant que journaliste... mais ce que nous répètent tous les professionnels c’est que la profession se bouche et se précarise. Pourtant c’est incontestable, il y a besoin de changement aussi dans le journalisme. Dommage que la presse, comme beaucoup d’autres domaines, plonge dans une logique restrictive, à mon sens (auto)destructive. »
 
Au 3 décembre :
 
« Une ancienne pigiste, dont les indemnités de congés payés, d’ancienneté et le 13ème mois n’étaient pas payés, comme c’est le cas de nombreux confrères, passionnés par leur travail mais pauvres. »

Une journaliste pigiste : « Bravo, il était temps... »
 
Un journaliste qui signe avec une adresse xxxx@liberation.fr : « no comment »
 
« Aujourd’hui à Sud Santé-socio, j’ai été photographe et bien connu ce système. Le plus pervers était à la télévision française (jusqu’en 1988 me semble t-il), celui de PIGISTE PERMANENT. L’esclavage, le bon vouloir du petit chef tout y était. »
 
« Solidarité interprofessionnelle, je suis dans le même cas que la réalisatrice de documentaire XX. Beaucoup de travail non rémunéré pour monter les dossiers, etc. Sans compter la prod la plupart du temps financée par les indemnités Assedic. Ya basta !! »