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Les dérives de la numérisation à la Bibliothèque nationale de France

samedi 1er septembre 2012

La BnF, ses missions et ses dérives : la numérisation comme révélateur de la casse du service public

La Bibliothèque nationale de France s’est engagée en 1992 sur le chemin de la numérisation et la bibliothèque numérique Gallica a été lancée en 1997. Depuis celle-ci a connu plusieurs versions, intègre de nouveaux supports et propose des modes d’accès plus adaptés à la recherche. Mais Gallica et les métiers qui permettent le développement de la bibliothèque numérique ont aussi connu de nombreuses mutations et pas vraiment au bénéfice du service public et des conditions de travail des agent-e-s.

Parmi les questions soulevées dans le dossier très complet présenté par la section SUD Culture Solidaires à la BnF :

  • Est-ce le rôle d’un service public comme la BnF de faciliter le travail de l’édition privée ?
  • Comment vont s’opérer les choix des premières tranches de documents à charger dans la base (le processus de recensement dans la base est censé durer 5 ans, soit 100 000 volumes à peu près par an) ?
  • Selon une logique de corpus, une logique de cotes ?
  • Ou bien selon ce que l’on pense pouvoir intéresser les éditeurs, afin que ceux-ci l’utilisent rapidement et demandent à la structure gérant les droits d’auteur de pouvoir faire reparaître ces livres ?
  • Quelles garanties d’indépendance par rapports aux gros éditeurs, qui dirigent le Syndicat national de l’édition (SNE) et sont très intéressés pour reprendre commercialement certains de ces titres ?

Pour lire le dossier : http://www.solidaires.org/IMG/pdf/Bulletin_No3.pdf